Les femmes sont elles une espèce à part ? La combinaison des chromosomes X empecherait-elle d'agir professionnellement de manière censée et avec jugement ? C'est un peu l'impression qu'on a cette semaine en lisant la presse et en surfant sur le web.
Les femmes sont-elles des juges comme les autres ? dans LePoint par Laurence Neuer. La question est directement posée :
"Est-on jugé de la même manière par un homme et par une femme ? Question cruciale alors que sous la robe se cache le plus souvent une jupe".
Et la réponse arrive vite : "Oui, selon certains avocats, surtout dans les affaires de violences conjugales et d'agressions sexuelles. "Les femmes ont un côté implacable, sans complaisance, ne laissant aucune place à la triche lorsque les faits sont avérés", confesse l'avocat pénaliste Vincent Nioré."
Et on hallucine un peu en fin d'article lorsque l'auteur évoque la question de la parité en la désignant comme un risque pour la profession, et ceci en s'appuyant sur les dires de psychologues (tenez vous bien) "(ils) ont montré que la présence des femmes dans certains secteurs s'accompagnait d'une potentielle dépréciation de ces professions. "Dans nos sociétés, seuls les hommes sont autorisés à représenter l'universel, alors que les femmes ne représenteraient qu'elles-mêmes", décrypte Nathalie Lapeyre, maître de conférences et sociologue des professions. Perte de crédibilité faute de contrepoids masculin et baisse de prestige, voilà ce qui guette la justice avec un grand... "F".
Au secours !
Les femmes sont-elles des juges comme les autres ? dans LePoint par Laurence Neuer. La question est directement posée :
"Est-on jugé de la même manière par un homme et par une femme ? Question cruciale alors que sous la robe se cache le plus souvent une jupe".
Et la réponse arrive vite : "Oui, selon certains avocats, surtout dans les affaires de violences conjugales et d'agressions sexuelles. "Les femmes ont un côté implacable, sans complaisance, ne laissant aucune place à la triche lorsque les faits sont avérés", confesse l'avocat pénaliste Vincent Nioré."
Et on hallucine un peu en fin d'article lorsque l'auteur évoque la question de la parité en la désignant comme un risque pour la profession, et ceci en s'appuyant sur les dires de psychologues (tenez vous bien) "(ils) ont montré que la présence des femmes dans certains secteurs s'accompagnait d'une potentielle dépréciation de ces professions. "Dans nos sociétés, seuls les hommes sont autorisés à représenter l'universel, alors que les femmes ne représenteraient qu'elles-mêmes", décrypte Nathalie Lapeyre, maître de conférences et sociologue des professions. Perte de crédibilité faute de contrepoids masculin et baisse de prestige, voilà ce qui guette la justice avec un grand... "F".
Au secours !
Et apparemment, les femmes ne sont pas non plus des enseignants comme les autres. C'est le point de vue prévilégié par l'article paru dans l'Atlantico.fr basé sur une récente enquête anglaise : "Les professeurs femmes gâchent-elles les chances des élèves garçons?". Selon l'article et l'étude, les "écoliers britanniques ont de moins bons résultats que les écolières (comme c’est le cas en France) si ils savent qu'ils seront notés par des institutrices, parce qu’ils intègrent le fait qu'alors, leurs résultats seront moins bons. S'ils ne savent si leur travail sera noté par un homme ou une femme, alors leurs résultats sont meilleurs. (Enquête du Centre for Economic Performance, London School of Economics). Il est probable qu'une telle étude conduite en France produirait des résultats comparables."
Et derrière la question de la forte féminisation de la profession d'enseignant et du besoin d'y renforcer la place des hommes, l'article accumule clichés sur le métier et piètres images de la femme. Voici pour vous une petite perle : "les femmes choisissent aussi ce métier pour les horaires et les vacances, leur permettant de s’occuper de leurs propres enfants à partir de 16 heures à la maison pour veiller à ce qu’ils fassent bien leurs devoirs (autre scandale majeur du fonctionnement de notre système)". Apparemment, seul les hommes choisissent ce métier par passion et vocation. Et peut-être faudrait-il rappeler à l'auteur qu'après les cours, le travail d'un(e) enseignant(e) est loin d'être terminé. Préparation des cours, correction des copies, entre autre.
Re-au secours !
Et derrière la question de la forte féminisation de la profession d'enseignant et du besoin d'y renforcer la place des hommes, l'article accumule clichés sur le métier et piètres images de la femme. Voici pour vous une petite perle : "les femmes choisissent aussi ce métier pour les horaires et les vacances, leur permettant de s’occuper de leurs propres enfants à partir de 16 heures à la maison pour veiller à ce qu’ils fassent bien leurs devoirs (autre scandale majeur du fonctionnement de notre système)". Apparemment, seul les hommes choisissent ce métier par passion et vocation. Et peut-être faudrait-il rappeler à l'auteur qu'après les cours, le travail d'un(e) enseignant(e) est loin d'être terminé. Préparation des cours, correction des copies, entre autre.
Re-au secours !
CONGES PARENTAL ET RETOUR AU TRAVAIL : UN PARCOURS DIFFICILE
Décidément cette semaine, pas de quoi avoir le moral. Dans l'Express.fr, un article d'Alexia Eychenne intitulé "Le congés parental est néfaste dans la carrière d'une femme" nous présente une étude très intéressante, mais qui fait mal, et doublement mal. Aïe aïe aïe ! Et oui, on savait déjà qu'interrompre sa carrière pour élever ses enfants n'était pas chose facile pour réintégrer un jour le monde du travail. Mais ce qu'on ne savait pas, c'est que les effets à long terme sur la carrière ne sont pas bons non plus ! Que lit-on dans l'article ? "Douze ans après un arrêt, donc, "les femmes ayant interrompu leur carrière sont plus souvent inactives" et connaissent plus souvent des "trajectoires professionnelles défavrorables". L'effet est d'autant plus important que l'arrêt est long. Les conditions d'emploi changent aussi: la probabilité d'être en CDD augmente, comme le temps partiel." Et nous vous invitons à lire la totalité de l'article et l'analyse de Delphine Chauffaut, responsable du département de l'animation et de la recherche à la Cnam.
Décidément cette semaine, pas de quoi avoir le moral. Dans l'Express.fr, un article d'Alexia Eychenne intitulé "Le congés parental est néfaste dans la carrière d'une femme" nous présente une étude très intéressante, mais qui fait mal, et doublement mal. Aïe aïe aïe ! Et oui, on savait déjà qu'interrompre sa carrière pour élever ses enfants n'était pas chose facile pour réintégrer un jour le monde du travail. Mais ce qu'on ne savait pas, c'est que les effets à long terme sur la carrière ne sont pas bons non plus ! Que lit-on dans l'article ? "Douze ans après un arrêt, donc, "les femmes ayant interrompu leur carrière sont plus souvent inactives" et connaissent plus souvent des "trajectoires professionnelles défavrorables". L'effet est d'autant plus important que l'arrêt est long. Les conditions d'emploi changent aussi: la probabilité d'être en CDD augmente, comme le temps partiel." Et nous vous invitons à lire la totalité de l'article et l'analyse de Delphine Chauffaut, responsable du département de l'animation et de la recherche à la Cnam.
J'AI MAL A MON SALAIRE
Bon allez, c'est la dernière mauvaise nouvelle promis. Côté français, niveau salaire des femmes, ça fait encore mal comparé aux salaires des hommes, à niveau d'études et d'expérience égal. Plusieurs journaux se sont fait l'écho de la dernière publication de l'INSEE sur l'emploi et les salaires, qui montre une différence de salaire en moyenne de 20%, toutes catégories professionnelles confondues. l'Express.fr titre "A travail égal, les femmes gagnent toujours moins que les hommes" . Seule note positive dans l'article : "cet écart de salaires, chez les cadres, est "beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors" selon l'Insee, qui relève également que les écarts "sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles". A lire aussi sur le même sujet un article dans LeFigaro.fr
Bon allez, c'est la dernière mauvaise nouvelle promis. Côté français, niveau salaire des femmes, ça fait encore mal comparé aux salaires des hommes, à niveau d'études et d'expérience égal. Plusieurs journaux se sont fait l'écho de la dernière publication de l'INSEE sur l'emploi et les salaires, qui montre une différence de salaire en moyenne de 20%, toutes catégories professionnelles confondues. l'Express.fr titre "A travail égal, les femmes gagnent toujours moins que les hommes" . Seule note positive dans l'article : "cet écart de salaires, chez les cadres, est "beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors" selon l'Insee, qui relève également que les écarts "sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles". A lire aussi sur le même sujet un article dans LeFigaro.fr
En revanche (et là on sourit, cheese), si vous vous tournez vers la presse américaine, vous trouverez dans Forbes un article vous présentant les 15 jobs où les femmes gagnet plus que les hommes ! Et oui, ça existe ! Dans "The 15 jobs where women earn more than men" (aux USA, précisons), on découvre une analyse intéressante qui souligne le fait que dans les secteurs très peu féminisés, les femmes qui s'imposent gagnent finalement mieux leur vie que les hommes y travaillant. "Les femmes qui choisissent un secteur professionnel dominé par les hommes sont souvent perçues comme "atypiques" ou comme correspondant moins aux stéréotypes associés aux femmes", dont les salaires inférieurs. Découvrez ici les 15 métiers en question
L'HERBE EST TOUJOURS PLUS VERTE AILLEURS
L'Express.fr a décidément consacré beaucoup d'attention aux femmes cette semaine, avec un reportage sur "Les pays qui laissent le plus de palce aux femmes" qui se base sur la dernière enquête du cabinet de recrutement MERCER "Women in business". Et les pays en tête ne sont pas forcément ceux que l'on croit. En effet, la Bulgarie et la Lithuanie arrivent en tête du classement avec 43 et 44% de femmes à des fonctions de direction, alors que la Finlande et la Norvège sont à la 10ème place avec un taux de représentation à 23%. La France se place quant à elle à la 7ème position, avec un taux de 25%, aux côtés de l'Espagne et du Royaume Uni.
L'Express.fr a décidément consacré beaucoup d'attention aux femmes cette semaine, avec un reportage sur "Les pays qui laissent le plus de palce aux femmes" qui se base sur la dernière enquête du cabinet de recrutement MERCER "Women in business". Et les pays en tête ne sont pas forcément ceux que l'on croit. En effet, la Bulgarie et la Lithuanie arrivent en tête du classement avec 43 et 44% de femmes à des fonctions de direction, alors que la Finlande et la Norvège sont à la 10ème place avec un taux de représentation à 23%. La France se place quant à elle à la 7ème position, avec un taux de 25%, aux côtés de l'Espagne et du Royaume Uni.







