Dans notre dernier article, nous vous avons présenté l'ouvrage de Linda C. Babcock et Sarah Laschever, Women don't ask. Nous avons pu mieux comprendre quels étaient les obstacles qui tenaient les femmes en position de réserve et pourquoi elles sont souvent vues comme de moins bonnes négociatrices. Et aujourd'hui, nous avons sélectionné quelques unes des solutions proposées par les auteures.
Lorsque l'on demande aux hommes de décrire un exercice de négociation, la plupart d'entre eux le comparent à une victoire sportive. Lorsque l'on demande la même chose aux femmes, elles choisissent en majorité l'image d'un rendez-vous chez le dentiste.
Linda C. Babcock et Sarah Laschever, éminentes professeurs dans les plus grandes universités américaines et chercheuses sur la question des genres, ont co-écrit un livre paru en 2007 et que chacun et chacune d'entre nous devrait adopter comme livre de chevet : Women don't ask (Les femmes ne demandent pas). Elles y examinent les obstacles qui tiennent les femmes en position de réserve et les forces sociales qui les y contraignent, mais surtout, elles y apportent de nombreuses solutions.
Nous avons donc voulu aujourd'hui, à travers ce livre, comprendre d'où venaient les freins qui font a priori des femmes des négociatrices moins averties que les hommes, et vous montrer que négocier, c'est se donner la chance de prendre le contrôle.
Linda C. Babcock et Sarah Laschever, éminentes professeurs dans les plus grandes universités américaines et chercheuses sur la question des genres, ont co-écrit un livre paru en 2007 et que chacun et chacune d'entre nous devrait adopter comme livre de chevet : Women don't ask (Les femmes ne demandent pas). Elles y examinent les obstacles qui tiennent les femmes en position de réserve et les forces sociales qui les y contraignent, mais surtout, elles y apportent de nombreuses solutions.
Nous avons donc voulu aujourd'hui, à travers ce livre, comprendre d'où venaient les freins qui font a priori des femmes des négociatrices moins averties que les hommes, et vous montrer que négocier, c'est se donner la chance de prendre le contrôle.
Les inégalités commencent dès le berceau
Stéréotypes, perceptions biaisées, rôle traditionnels, ces thèmes nous poursuivent jusque dans nos négociations salariales.
Et c’est justement sur ces thèmes que revient Brigitte Laloupe, coach et auteur de «Pourquoi les femmes gagnent-elle moins que les hommes? », dans une récente interview réalisée par l’Express et intitulée : « Une femme qui demande une augmentation se fait mal voir ».
Que nous dit-elle ?
1. Que les premières inégalités apparaissent dès le berceau : « On attend d’une petite fille qu’elle soit douce, souriante et qu’elle prête attention aux autres. En revanche, on attend des petits garçons qu’ils soient forts, courageux, qu’ils ne pleurent pas, qu’ils soient compétiteurs et qu’ils courent vite. »
Et c’est justement sur ces thèmes que revient Brigitte Laloupe, coach et auteur de «Pourquoi les femmes gagnent-elle moins que les hommes? », dans une récente interview réalisée par l’Express et intitulée : « Une femme qui demande une augmentation se fait mal voir ».
Que nous dit-elle ?
1. Que les premières inégalités apparaissent dès le berceau : « On attend d’une petite fille qu’elle soit douce, souriante et qu’elle prête attention aux autres. En revanche, on attend des petits garçons qu’ils soient forts, courageux, qu’ils ne pleurent pas, qu’ils soient compétiteurs et qu’ils courent vite. »
Des salaires 25% et 22% plus bas pour les femmes
En ouvrant le dictionnaire, on peut lire à « Paradoxe » : «désigne une idée ou une proposition à première vue surprenante ou choquante, c'est-à-dire allant contre le sens commun. »
Il y a bien un paradoxe aujourd’hui à voir que les femmes sont plus diplômées que les hommes et que malgré cela, elles continuent à gagner moins qu’eux. C’est en effet « surprenant » et « choquant », mais quelque chose me dit qu’il y a encore du travail pour que le « sens commun » sur l’égalité salariale évolue pour de bon.
Aux Etats-Unis, les femmes gagnent 25% moins que les hommes et les chiffres sont les mêmes en France selon un étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) de 2010. L’écart est de 22% sur la seule population cadre.
Il y a bien un paradoxe aujourd’hui à voir que les femmes sont plus diplômées que les hommes et que malgré cela, elles continuent à gagner moins qu’eux. C’est en effet « surprenant » et « choquant », mais quelque chose me dit qu’il y a encore du travail pour que le « sens commun » sur l’égalité salariale évolue pour de bon.
Aux Etats-Unis, les femmes gagnent 25% moins que les hommes et les chiffres sont les mêmes en France selon un étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) de 2010. L’écart est de 22% sur la seule population cadre.
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