S'il y a bien une personne convaincue de la necessité des politiques de quotas en Europe, c'est Viviane Reding, Commissaire européenne en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté. Tout d'abord parce qu'en temps de crise économique, il est encore plus justifié et urgent d'utiliser toutes les compétences existantes, mais ensuite parce que sans quotas, pas de progrès rapide pour la Commissaire européenne :
"Le rapport d'étape que j'ai présenté le 5 Mars 2012 sur les femmes dans les conseils d'administration de l'Europe montre une augmentation de 1,9 point de pourcentage d'Octobre 2010 à Janvier 2012, comparativement à une hausse moyenne sur le long terme au cours de la dernière décennie de 0,6 points de pourcentage par an. Cependant, la France représente à elle seule environ la moitié de l'augmentation dans l'UE, après avoir introduit une législation quotas en 2011. Mais dans l'ensemble, le changement reste très lent. À ce rythme, il faudra attendre encore 40 ans pour se rapprocher de l'équilibre entre les sexes dans les conseils d'administration."
"Le rapport d'étape que j'ai présenté le 5 Mars 2012 sur les femmes dans les conseils d'administration de l'Europe montre une augmentation de 1,9 point de pourcentage d'Octobre 2010 à Janvier 2012, comparativement à une hausse moyenne sur le long terme au cours de la dernière décennie de 0,6 points de pourcentage par an. Cependant, la France représente à elle seule environ la moitié de l'augmentation dans l'UE, après avoir introduit une législation quotas en 2011. Mais dans l'ensemble, le changement reste très lent. À ce rythme, il faudra attendre encore 40 ans pour se rapprocher de l'équilibre entre les sexes dans les conseils d'administration."
Il y a un an, le Parlement européen, la Commission et les ministres de plusieurs Etats membres ont fortement incité les grandes entreprises européennes à améliorer volontairement, par des objectifs propres et ciblés, leurs équilibres internes entre les sexes. Les chefs d'entreprise ont été invités à s'engager symboliquement par écrit à accroître la présence féminine dans les conseils d'administration de 30% en 2015 et 40% 2020. "Mais jusqu'à présent, seules 24 entreprises à travers l'Europe se sont engagées" souligne Viviane Reding.
Et cette dernière de se demander : "Peut-on continuer à s'appuyer sur l'auto-régulation ? Avons-nous besoin de règles contraignantes de quotas comme nous l'avons vu dans plusieurs pays de l'UE? Ne faut-il peut-être pas coordonner, voire harmoniser l'action au niveau de l'UE? Avons-nous besoin des quotas pour toutes les entreprises, ou devrions-nous commencer par les plus grandes?"
Une chose est certaine en tout cas pour la Commissaire, il faut avancer, et maintenant.
Et cette dernière de se demander : "Peut-on continuer à s'appuyer sur l'auto-régulation ? Avons-nous besoin de règles contraignantes de quotas comme nous l'avons vu dans plusieurs pays de l'UE? Ne faut-il peut-être pas coordonner, voire harmoniser l'action au niveau de l'UE? Avons-nous besoin des quotas pour toutes les entreprises, ou devrions-nous commencer par les plus grandes?"
Une chose est certaine en tout cas pour la Commissaire, il faut avancer, et maintenant.
LES QUOTAS ASSURERONT-ILS L'EGALITE REELLE ?
Et il faut avancer vite car derrière l'égalité numérique se joue l'atteinte de l'égalité réelle. Et c'est ce que pointe très justement Anne-Claire Mialot dans un article paru le 20 avril 2012, Parité dans la Fonction Publique : des quotas, et après ?
Elle salue tout d'abord l'arrivée des politiques de quotas, "tant les distorsions au détriment des femmes qui n'occupent que 16 % de ces emplois, sont importantes." regrettant toutefois que la loi "ne s'intéresse qu'aux flux (les nominations) et non au stock (la parité effective des équipes dirigeantes)." En revanche, Anne-Claire Mialot fait rapidement remarquer que l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes tient à bien davantage que l'application de quotas et finalement, au respect de la parité. Il faut des mesures d'accompagnement pour atteindre "l'égalité réelle" :
Et il faut avancer vite car derrière l'égalité numérique se joue l'atteinte de l'égalité réelle. Et c'est ce que pointe très justement Anne-Claire Mialot dans un article paru le 20 avril 2012, Parité dans la Fonction Publique : des quotas, et après ?
Elle salue tout d'abord l'arrivée des politiques de quotas, "tant les distorsions au détriment des femmes qui n'occupent que 16 % de ces emplois, sont importantes." regrettant toutefois que la loi "ne s'intéresse qu'aux flux (les nominations) et non au stock (la parité effective des équipes dirigeantes)." En revanche, Anne-Claire Mialot fait rapidement remarquer que l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes tient à bien davantage que l'application de quotas et finalement, au respect de la parité. Il faut des mesures d'accompagnement pour atteindre "l'égalité réelle" :
- progresser sur l'équilibre vie professionnelle-vie familiale
- faire progresser la parité à tous les échelons, "et pas seulement (au niveau des) emplois supérieurs"
- mettre fin à l'inégalité salariale
- lutter contre les stéréotypes
- promouvoir la culture de l'égalité homme-femme.
Et vous qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que les quotas sont absolument nécessaires ? N'hésitez pas à poster vos commentaires !







