Publié dans Le Monde, 29 mai 2012
Comme les femmes, les handicapés, les groupes ethniques, etc., les homosexuels subissent une discrimination salariale. C'est ce que montre la première étude française sur le sujet, présentée par plusieurs associations lors d'un colloque sur le coût de l'homophobie organisé, mercredi 30 mai, à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris.
L'orientation sexuelle n'est pas une donnée statistique disponible en France. Les auteurs de cette étude, Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, professeurs à l'université d'Evry-Val-d'Essonne, se sont donc basés sur l'enquête emploi de l'Insee, en prenant en compte les couples constitués de membres de même sexe, tout en excluant les cohabitations non liées à l'orientation sexuelle.
Le résultat est étonnant : à caractéristiques identiques (âge, diplôme, localisation géographique, etc.), les homosexuels sont discriminés sur le plan salarial par rapport aux hétérosexuels, mais pas les homosexuelles.
Les homosexuels subissent un écart de salaire de - 6,2 % dans le secteur privé et de - 5,5 % dans le secteur public. Pour les homosexuelles, la différence salariale leur est favorable dans le secteur privé (+2 %) et nulle dans le secteur public.
Pourquoi cette différence entre gays et lesbiennes ? Les premiers, selon l'étude, sont perçus par les employeurs comme ayant une productivité plus faible que les hétérosexuels, notamment en raison de problèmes de santé potentiels liés au sida.
Lire l'article en entier dans Le Monde
Comme les femmes, les handicapés, les groupes ethniques, etc., les homosexuels subissent une discrimination salariale. C'est ce que montre la première étude française sur le sujet, présentée par plusieurs associations lors d'un colloque sur le coût de l'homophobie organisé, mercredi 30 mai, à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris.
L'orientation sexuelle n'est pas une donnée statistique disponible en France. Les auteurs de cette étude, Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, professeurs à l'université d'Evry-Val-d'Essonne, se sont donc basés sur l'enquête emploi de l'Insee, en prenant en compte les couples constitués de membres de même sexe, tout en excluant les cohabitations non liées à l'orientation sexuelle.
Le résultat est étonnant : à caractéristiques identiques (âge, diplôme, localisation géographique, etc.), les homosexuels sont discriminés sur le plan salarial par rapport aux hétérosexuels, mais pas les homosexuelles.
Les homosexuels subissent un écart de salaire de - 6,2 % dans le secteur privé et de - 5,5 % dans le secteur public. Pour les homosexuelles, la différence salariale leur est favorable dans le secteur privé (+2 %) et nulle dans le secteur public.
Pourquoi cette différence entre gays et lesbiennes ? Les premiers, selon l'étude, sont perçus par les employeurs comme ayant une productivité plus faible que les hétérosexuels, notamment en raison de problèmes de santé potentiels liés au sida.
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