Mais tout le monde connaît aussi les autres chiffres à l'autre bout de l'échelle : 13,7% de femmes seulement dans les comités de direction des plus grandes entreprises.
La politique des quotas est souvent critiquée. Mais que vaut en face celle, moins contraignante, de la feuille de route ?
En 2011 en Grande-Bretagne, le Ministre des Affaires Lord Davies, a publié une feuille de route dans laquelle il recommande que les entreprises du Royaume-Uni visent un minimum de 25% de représentation féminine dans leurs comités de direction d'ici à 2015. Le rapport indique que les entreprises doivent se fixer des objectifs pour 2013 et 2015 afin d'assurer la présence de davantage de femmes talentueuses et douées aux postes de haut niveau au sein des entreprises du Royaume-Uni.
Résultats ?
Depuis la publication du rapport, la Grande-Bretagne a connu la plus forte augmentation du nombre de femmes présentes dans les comités de direction. Et si le mouvement continu, un record sera battu en 2015 avec 26,7% de représentation féminine.
Selon Sarah Churchman, Responsable "Diversity & Inclusion" du Cabinet PricewaterhouseCoopers interviewée dans le Magazine du Parlement Européen (Avril 2012) : "L'expérience britannique montre que des objectifs volontaires et publiquement déclarés peuvent conduire le changement".
Le parlement européen a quant à lui adopté le rapport d'initiative sur les femmes et le leadership des affaires proposé par Rodi Kratsa-Tsagaropoulou, membre du Comité Droits des femmes et Egalité des genres au Parlement Européen. Il s'agissait alors d'un message clair du Parlement à la Commission, mais aussi aux États membres, partenaires sociaux et entreprises dans l'UE, les mettant au défi de prendre leurs responsabilités pour lutter contre le phénomène de la sous-représentation des femmes dans les conseils d'entreprise.
Quels résultats ? Peu de résultats en fait.
Madame Krasta-Tsagaropoulou souligne d'ailleurs sa déception "Malheureusement les résultats ne sont pas significatifs. Des mesures plus efficaces doivent être prises avec des objectifs quantitatifs et d'évaluation sérieuse. Les quotas pourraient aussi être pris en compte afin de commencer ce processus de changement." Elle site d'ailleurs le cas de la France : "en 2008, 7,6% des cadres supérieurs étaient des femmes; en 2010, lorsque la législation était en préparation, il y a eu une augmentation de 11,9%"
Sa conclusion est donc claire, il faut que la Commission Européenne prenne une initiative législative afin d'instaurer des quotas, tout en considérant qu'ils pourraient ne pas être définitifs : "Les quotas pourraient aussi être pris en compte afin de commencer ce processus de changement."
Les quotas sont-ils donc l'unique solution pour que le nombre de femmes aux postes clefs augmente significativement ? Et une fois les quotas en place, obtiendrons-nous l'égalité professionnelle réelle ?
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