Afin de faire éclore de «nouvelles normes culturelles», Jérôme Ballarin, président de l'Observatoire, propose de s'appuyer les bonnes pratiques déjà existantes et repérées grâce à quelque 500 échanges avec des employeurs de toutes tailles et de tous secteurs. Ainsi, à l'heure où quatre femmes sur dix se déclarent stressées à l'idée d'annoncer leur grossesse à leur responsable, il suggère par exemple de sensibiliser les managers à l'aide d'une formation à la conduite d'un entretien pré- et post-congé maternité comme le fait Areva depuis 2008.
Un congés paternité d'un mois
Instaurer un «jeudi des pères» où les hommes seraient invités à abandonner leur bureau à 18 heures permettrait de faire reculer la culture des réunions tardives, avance également le rapport. Et de citer «l'interdiction des réunions après 18h30 et l'encadrement des conférences téléphoniques avec les Etats-Unis et l'Asie» chez General Electric.
A l'instar de Brigitte Grésy, de l'Igas, qui a planché sur le même sujet en juin dernier à la demande de Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités, Jérôme Ballarin mise beaucoup sur une meilleure implication des pères auprès des tout-petits en portant le congé paternité à un mois, contre onze jours aujourd'hui. Et ce, «dans les cinq années à venir, avec une généralisation de l'indemnité totale ou partielle de la perte de salaire pour lever le frein financier qui empêche actuellement beaucoup de jeunes pères de prendre ce congé»...."
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